
UN HEUREUX PRINTEMPS

HOMMAGE A MA STEPPE
De mémoire de vieux, on n’a jamais vu pareil printemps comme celui 
de cette année et ce depuis 1958.
C’est partout les mêmes paysages sans fin d’un vert éclatant ; versants , montagnes, massifs rocheux et même sentiers sont parés de couleurs chatoyantes et regorgent d’herbes « sauvages « propres
à la région.
Le thym qui avait presque disparu suite à une cueillette intensive et à
une sécheresse sans précédent et qu’on ne pouvait croiser que dans
quelques h'madas éloignées reprend du terrain un peu partout et exalte
sa magnifique arôme sur ces immenses étendues steppiques
J’étais tout heureux de voir la réapparition des kheimas qui faisaient 
partie du décor d’antan et c’est partout des visages radieux que je rencontre auprès de nos bédouins dont beaucoup ont plié tentes pour
venir se sédentariser.
D’immenses troupeaux d’ovins et de caprins qui étaient auparavant cloitrés
dans des enclos regagnent ces immenses plaines, les agneaux et chevreaux
se cabraient au milieu des coquelicots et de touffes de « diss » que caresse
avec douceur un vent léger sous le regard bienveillant d’un bélier patriarche
Plus au sud vers l’oasis de Brezina le printemps a été plus précoce,
beaucoups de
fleurs « sauvages » essayaient tant bien que mal de
se frayer un chemin sur ces immenses paysages à l’horizon sans fin
de sable et de pierre , paysages entrecoupés de temps en temps par l’ombre méditative d’un B’toum ou d’un acacia
TOUMI Noureddine
Le 18 Mai 208


Sous l'ombrage du B'toum
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1. neila Le 19/05/2009 à 23:17
2. tagada Le 07/06/2009 à 21:04
3. bouras Le 19/08/2009 à 15:56
4. Noureddine ( webmestre Nostalgie ) Le 11/09/2009 à 08:32