
SUR LA ROUTE
DE SID EL HADJ EDDINE

Mercredi 13 juin 2007
L'immensité c'est ce qui a attiré le plus mon attention et cette sensation
de liberté qu'on n'éprouve nulle part ailleurs et dire que le Colorado 
bien plus je dirai est à portée de mains et ce vent si doux imprégné
d'un silence complice relayé seulement par le faufilement de gros
lézards et de scarabés accaparés par leurs taches ingrates ,
mais o combien bénéfiques pour l'environnement.
Et cette pierre d'une couleur noire incomparable écrasée depuis
des millénaires par un soleil de plomb .
Ma première surprise en cette journée mémorable fut la découverte
d'une belle source malheureusement désséchée taillée de pierre et
portant l'inscription "LAGUERMI JUIN 1889" et à quelques mètres
de là un tout petit cimetière presque éffacé témoin d'une tragédie suite
à une tempète de neige qui s'est abattue sur "LAGUERMI" causant des
dizaines de décés début des années 1940 : Cette tempète beaucoups
s'en souviennent et y est connue sous le nom de "Teljet Laguermi"
Nous traversames la magnifique et sinueuse route de Theniet tmar
( défilé des dattes ) aux massifs en dents de scie non sans prendre une
pause sous l’ombrage de quelques arbres plus que centenaires , on l’a
nomé à juste titre : « theniet tmar » parce qu’une caravane revenant
du gourara , chargée de dattes s’y était engagée et engoufrée par un
jour de pluie ,ses dromadaires glissèrent sur les immenses roches
plates ; s’abattirentet qu’on fût obliger de les décharger , ce défilé resta
plein de charges dedattes pendant quinze jours selon les dire , tout le
temps que dura ce mauvais temps pluvieux.
A la sortie de Brézina et plus au sud à une dizaine de kms s'élèvent
majestueusement dans le ciel" Gouirettes Bent el-khass"
(j'y reviendrai plus tard sur ce sujet) véritable oeuvre de la nature. 
Arrivé à "Sid El hadj Eddine" j'ai été subjugué par un mode de
vie séculaire et ancestral fait de simplicité des gens très sympathiques
avec comme seuls traits l'innocence , de jolis vergers aussi à visiter
pleins de senteurs sous le roucoulement des tourterelles , des séguias
si limpides que j'ai prises pour miroires et plus haut se dresse la KOUBA
de SID EL HADJ EDDINE pleine de zouars (visiteurs)et où le saint corant
est récité à longueur de journée de retour je garderais en mémoire ces
filles innocentes jouant à la marelle sous l'ombre d'un palmier.
Soudain j'ai vu que nous étions arrivés à LAGUERMI dans le sens inverse
et une immense tristesse s'est emparée de moi et ne pouvais retenir mes
larmes lorsque s'est dréssé devant moi cet hideux et lugubre mur de béton
qu'on appelle aujourd'hui EL-BAYADH.
TOUMI Noureddine
* A noter que la kouba ( Mausolée ) du saint Sid el-hadj eddine a été détruite
une première fois par la colonne de Sonis en 1868.
*Laguermi : col
Aperçu historique SID EL HADJ -EDDINE. ( vu vers le milieu du 18e siècle ) -beau marabout' qui a donné son nom au village. Cette tribu se distingue par cette particularité,que chacune des fractions n'obéit qu'à son chef, et qu'elle n'a point de chef unique; mais elle est sous l'entière dépendance de la grande tribu des Ouled Sidi Cheikh, tribu de marabout', dont l'influence religieuse est consacrée sur un immense rayonnement. Les El Aghouat Ksal peuvent mettre sur pied quatre cent chevaux ; ils sont riches en troupeaux de chameaux, de moutons, et, par exception, ils élèvent, assure-t-on, des bœufs qui trouvent des pâturages convenables et suffisants dans les marais et les montagnes. de harnachement, brides, poitrails, etc. Au retour de leurs voyages dans le Tell, où ils vont acheter des grains, ils rapportent des étriers, des mors et des éperons. ces derniers sont également cités pour la sévérité de leurs mœurs, cet exemple ne profite guère aux El Aghouat Ksal, qui sont, hommes et femmes, très-dissolus. de nombreux visiteurs apportent des offrandes, où les pauvres pèlerins reçoivent l'hospitalité ; et les voyageurs sont nombreux ; car toutce qui vient de Gardaïa, de Metlili, de Guelea' et de Gourara pour se rendre au pays des Ouled Sidi Cheikh, passe par Sid el H'adj ed Din. Les riches y laissent des présents que les pauvres dépensent. Le cheikh de ce village, qui se nomme H'amza el, Ftati est l'oukil de la K'oubba ( chargé d'affaires du marabout'). Les environs sont fécondés par des puits nombreux, alimentés, selon la tradition du pays, par une mer souterraine. Des fractions des Ouled Sidi Cheikh, des Mekhadma,des Chamba, des El Aghouat Ksal passent ordinairement l'hiver entre Sidi el H'adj ed Din et Brezina, sur l'Oued Segguer. C'est un terrain plat, où poussent beaucoup d'herbes et de buissons très propres à la nourriture des chameaux, des moutons et des chevaux. de l'austère sévérité monastique de ses confrères : il se plaît aux fantasia,aux chansons et à la musique ; il est homme de Dieu et tolérant, phénomène très rare chez les musulmans 
Petit k'sar de quinze ou seize maisons seulement, mais remarquable par un très
Ils ont pour industrie particulière de confectionner des bois de selles et des objets
La beauté de leur sang est renommée, comme celle des Ouled Sidi Cheïkh ; mais si
Le descendant, à présent vivant, du marabout El Hadj ed Din n'a rien, assure-t-on,

SID EL-HADJ EDDINE
VU AVEC MON APPAREIL PHOTOS
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1. omar Le 18/06/2007 à 01:14
2. BERZINIA Le 18/06/2007 à 19:50
3. taha Le 29/10/2007 à 00:01
4. nini Le 31/10/2007 à 18:41
5. lakhdar-toumi nader Le 11/11/2007 à 22:14
6. Abderrahmane Benkhalifa Le 28/02/2008 à 15:11
7. Noureddine Le 29/02/2008 à 00:21
8. Rachida mechri Le 21/07/2008 à 17:48
9. Noureddine Le 21/07/2008 à 22:00
10. Rachida mechri Le 22/07/2008 à 13:04
11. AL SID CHIKH Le 22/08/2008 à 12:57
12. Abder Benkhalifa Le 16/10/2008 à 09:37
13. Noureddine Le 16/10/2008 à 10:01
14. lakhdar toumi houria Le 12/01/2009 à 15:27
15. HEDROG HADJ Le 13/10/2009 à 12:42