Jeudi 27 Décembre 2007
C’est devenu pour moi un rituel ces visites aux gorr de Bent ek-khass ; l’ascencion fùt un peu pénible par ces sentiers sinueux et éscarpés , à mi chemin j’entrevois le rempart fait de pierres entassées les unes sur les autres et tout un pan de cette citadelle détachée de la gara suite à différents facteurs entre autres climatiques ( glissement de térrain ) et quand j’atteignis le sommet de cette gara une immense joie envahit mon cœur , une pluie fine commençait à tomber , les nuages semblaient à portée de main , je me sentais sur une autre planete : du haut le paysage était magnifique et dégagé , mon seul regret c’est d’avoir violer ce haut lieu royaume des rapaces et je me rappelais cette fameuse phrase que Bent el-khass a lancé à ce roi venu l’assiéger :
« J’ai pour demeure daya , une citadelle avec de l’eau où je puise quand je veux , ma forteresse est élevée ; les aigles eux-mèmes n’y peuvent atteindre « ( Voir rubrique KsarBent el-khass ) La pluie reprenait de plus belle suivie de grelons et c’est à contre cœur que je reprends le chemin du retour le cœur lourd mais plein d’émotions.
TOUMI Noureddine
* La citadelle a été édifée au début du douzième siècle
Nota/ « El-khass » veut dire : un grand , un personnage de la cour
BENT EL KHASS OU LA SAGESSE POPULAIRE Les traditions des arabes du sahara algerien , issus de la grande famille des banou hillal ont conservé le souvenir d'une femme appelée Bent El Khass ou M'barka bent el khass. Elle personnifie le bon sens naturel et la sagesse populaire , aussi lui a-t-on attribué un certain nombre de maximes applicables à la vie quotidienne : de là ; sa réputation d'habilité a fait d'elle l'héroine d'un stratagème ingénieux ; grace auquel un énnemi dupé se retire au moment où ses adversaires sont pores de succomber ; enfin elle a été representée comme ayant construit des ouvrages dont il ne reste que des ruines. Son père ,était cultivateur et tres généreux ; elle avait pour cousine la fille d'un nomade , propriétaire de chameaux. Cette derniere dit un jour à sa cousine : celui qui est riche possède des chameaux et non des cultures.La jeune fille rapporta ces paroles à son père qui lui dit : réponds lui « Le fumier rend fou ; s'il vient , il t'emporte et emporte les chameaux . « c'est-à-dire qu'une culture qui réussit permet de tout acheter ) En effet une bonne récolte survint et le pére d'Embarka acheta tous les chameaux de son frere. Une autre fois Bent el khass se disputa encore avec sa cousine . Celle-ci lui dit : mon père est un brave , chaque jour il tue dix hommes , et toi qu'as-tué ton pére ? Bent el khass lui redit ces propos : un jour qu'il était chez lui , cinquante cavaliers vinrent lui demander l'hospitalité . Il les fit entrer , les hébergea , les débarrassa de leurs fusils (sic) qu'il remit à sa fille en lui disant : vas les montrer à ta cousine et dis-lui : ton père a-t-il jamais rapporter pareil trophé ? A cette question , la cousine demeura muette et fut obligée de reconnaître la superiorité de son oncle. Dans les récits qui précedent , la sagesse appartient au père de Bent el khass dans ceux qui suivent c'est celle-ci qui se distingue par son ésprit de répartie. Son pere lui demanda un jour : les nuits sont elles plus nombreuses que les jours ? - Les jours sont plus nombreux que les nuits - Et pourquoi ? - Parceque les nuits de lune sont semblables à des jours. - Une autre fois elle dit à son père : il y a trois choses qui jaunissent la face et trois choses qui la rougissent Quelles sont celles qui jaunissent la face ? -Marcher pieds nus , avoir le dos chargé et une femme dépensière. Et quelles sont celles qui rougissent la face ? - Connaître le luignage , connaître les filles illustres et se contenter de ce qu'on posséde Un jour qu'elle était avec son père , elle lui dit « la générosité avec ce qu'on trouve Il répondit : la génerosité est supérieure Des cavaliers vinrent lui demander l'hospitalité ; comme il était pauvre il se cacha . Sa fille lui dit : vas trouver tes hotes et ne crains rien. Il sortit au devant d'eux , les introduisit chez lui et les fit asseoir. Pendant ce temps bent el khass allait tirer des bâts des chameaux les épis de blé avec lesquels ils étaient rembourés . Elle s'en servit pour préparer du couscous pour les invités . Quand ils eurent finis de manger , elle dit à son père : la génerosité se fait avec ce que l'on trouve. En se promenant avec son père , elle lui dit en passant pres d'un champ de blé : Une belle culture ! que son propriétaire ne la défend-il ! Son père lui demanda : pourquoi cette culture est-elle prète ? - Que ne la défend de la dette Ou encore ce dicton sur l'agriculture : Tous les fruits précoces sont bons Sauf le blé et l'orge - je ne sais ( ?) Vint le moment de la marier . Un jour de printemps , elle alla se promener avec son père dans les cultures . L'orge verte avait une coudée de long , il avait plu pendant la nuit . Elle dit à son père : la terre a passé la nuit avec son étalon ( ) Il comprit que sa fille hostile au mariage , s'était décidée à accepter un mari. La tradition ne nous a rien conservé sur ce mari , pas même son nom ;mais elle nous apprend que Bent el khass eut un fils à qui elle ne ménaga pas les sages maximes qui l'ont rendue célèbre. Quand il se préparait à monter à cheval pour aller à la chasse ou en éxpédition , elle lui disait : Mon fils déjeune le matin . Si on ne t'invite pas en route , tu ne défailleras pas , et si on te repousse , on ne t'atteindra pas. Un jour il lui demanda de l'argent pour acheter des chevaux . Elle lui dit : - Quelle sorte de chevaux acheteras-tu ? - J'acheterais un cheval repandu , dont la croupe soit rembourrée sous les tapis de la selle , dont l'œil ne voie pas et l'oreille n'entende pas , qu'une musette nourrit et qu'un sac couvre. Elle lui répondit : il est impossible qu'on en introduise un pareil au marché : les juments des pauvres n'en portent et le riche n'en vend pas Elle fit la même réponse à son fils qui lui demandait de l'argent pour acheter des bœufs. Lesquels veux-tu acheter ? - Rouge-prune , ou noir foncé , ou gris avec les lèvres blanches. Elle lui répondit : « On n'en emmène pas de pareils au marché : la vache des pauvres n'en produit pas de pareils et le riche ne les vend pas. » Ce fils , dont le nom est inconnu , mérita les éloges de sa mère qui disait de lui : Mon fils est toujours sur pied , Il ne soupe pas la nuit où il a des hôtes , Il ne dort pas la nuit où il craint On cite encore les maximes de Bent el khass : Un sult'âni ( pièce d'or ) dans la main Vaut mieux que dix dépenses - Lève toi le matin , tu accompliras ce que tu as à faire et écoute ce que dit le présage Donne ta fille en mariage avant le jeune ( avant qu'elle ait atteint l'âge du jeune ) , on ne tiendra pas de propos sur elle. - Sur Tlemcen : Salue les gens de Tlemcen et dis leur : Leur printemps et leur hiver Ils soignent leur graisse et leurs conserves de viande Lorsque l'époque des labours arrivait , elle disait à ses khamess : « les labours ne doivent durer que quarante cinq jours ; hatez vous pour ne pas labourer pendant trois mois , le pourquoi : l'hiver dure deux mois et le troisième mois fait partie du printemps » ( ) Aux autres cultivateurs qui demandaient des renseignements , elle répondit : « Vous avez du temps , l'hiver dure trois mois « C'est en raison de cette réputation de sagesse qu'on lui attribua l'invention d'une ruse de guerre qu'on retrouve sous une forme différente dans les traditions d'un grand nombre de peuples . Une ville assiègée est à bout de ressources ; il s'agit de décourager l'assiégeant et de lui faire croire qu'on a des vivres et de l'eau en abondance . Tantôt on chasse dans le camp énnemi un bœuf , un veau , une chèvre ; tantot on éxpose aux yeux d'un éspion ou d'un parlementaire des monceaux de sable couverts d'une mince couche de blé ou des tables largements servies ; ou encore on jette des pains par-dessus les murs. C'est une ruse semblable qui sauve les habitants d'El-golea. « On prétend qu'ellea été assiégée pendant sept ans par les Touaregs qui s'entétaient à vouloir la prendre par la famine. Les provisions commençaient en éffet à s'épuiser mais une ruse sauva les assiégés . Un matin les Touaregs virent les murs de la place tapissées de burnous blancs fraichement lavés qui sécha ient au soleil , donc elle ne manquait pas d'eau . La nuit suivante , de grands feux allumés sur divers points l'éclairaient toute entiere , donc elle ne manquait pas de bois . Le lendemain , ils trouvèrent sous les murailles et presque aux portes du camp , des galettes de belle farine , des dates , du couscous , derniéres ressources que les assiégés avaient sacrifiées pour faire croire à leur abondance ; les Touaregs crurent et se retirérent. Le nom de Bent el khass n'est pas prononcé , mais sa réputation de sagesse était trop bien établie pour qu'on ne lui fit pas honneur d'un stratageme qui courait dans les légendes du désert . On raconte qu'Embarka bent el khass fùt assiégée sur la rive gauche de l'oued Seggar ( Brezina ) par un sultan du gharb dont elle avait repoussé les avances et qui en la bloquant comptait la prendre par le manque d'eau . Mais voyant voyant un jour les femmes des assiégés étendre au soleil du linge mouillé pour le faire sécher , il s'imagina qu'ils avaient de l'eau en abondance et leva le siège , trompé par la ruse d'Embarka. Nous voyons que Bent el khass finit par etre considérée comme la souveraine de sa tribu , une forme postérieure de la légende rapporte qu'elle était la fille d'un roi arabe . Celui-ci devenu vieux incapable de se tenir debout et se faisant porter en litière , laissa tout le pouvoir à sa fille de qui ses sujets appréciaient la sagesse . En conséquence , on lui attribua la fondation d'une ville à Asbih ( El-Bayadh) d'une à Bounoqta au sommet de la montagne , d'une à aine el amri , enfin des constructions que les nomades sont incapablkes de réparer , bien loin d'avoir pu les élever . Ainsi la séguia située au S.E de Lioua et paralelle de l'O . Djedi. Elle est aujourd'hui bouleverssée mais parait avoir une origine Romaine. A une époque fort reculée , d'après la traduction ; les arabes étaient commandés par une femme nomée Bent el khass : celle-ci avait dù souvent lutter contre ses sujets qui ne voulaient pas reconnaître la souveraineté d'une femme . Pour leur étre agréable elle fit construire une immense séguia jusqu'à la mècque afin que les pélerins puissent avoir de l'eau à leur disposition. A quelle époque peut on situer l'éxistence de cette héroine visiblement légéndaire , même dans la tradition algérienne ? les un disent qu'Embarka Bent el khass , femme célèbre de la tribu des Beni Ameur , vivait dans le sahara oranais au xv siècle , mais la connaissance de la littérature arabe classique nous permet de remonter plus haut : l'éxistence de Bent el khass est mentionnée , sans en etre d'ailleurs le moins du monde plus certaine , par des auteurs antérieurs au xv siècle et c'est là une preuve de plus qu'on ne saurait étudier d'une façon sérieuse et complète , si l'on n'a pas une connaissance suffisante de la littérature ancienne. La première mention qui soit faite d'elle se trouve dans un vers du poète El Farazdaq né en l'an 20 de l'hégire ( 641 après J.C ) et mort vers 110 ( 728 de J C ) c'est-à-dire sept siècles avant la date supposée plus haut. Tu as été honorablement fidèle à un serment , comme Hind fut fidèle à Bent el khass Cerains commentateurs ont cru que la Hind dont il s'agissait ici était la fille du dernier roi de Hira , eno'man mais cette opinion est combatue par Ibn N obata qui voit avec vraisemblance dans cette Hind ( nom tres répandu dans l'ancienne arabie ) une autre femme que la princesse de Hira . En orient elle est appelée Hind et on lui donne pour sœur une certaine Djommâa contre qui elle plaida devant un juge des arabes « El qalmas » , celui-ci rendit un jugement en sa faveur , si l'on en croit un vers attribué à Bent el khass : Si Dieu récompense l'homme bienfaisant pour sa fidelité , qu'il récompense généreusement Qalmas de ma part. On voit que partout son père est nomé El khass , Ibn el arabi lui donne le nom d'El khoss ben djabbir ben qoraft el iyadi , d'où le surnom d'El Iyadyah , porté par sa fille . Mais cette liste d'ascendants de Bent el khass est inconnue des généalogistes Ibn Doraid ( ? ) et Ibn Qotaibah . Ce dernier mentionne seulement un qorait , frere de Qort fils d'Abou Bakr , remontant par killab ; Haouâzin et Nizâr à Adnan , l'ancètre des arabes , tandis qu'Yyad , de qui serait déscendu Khoss , était le frère de nizar . Le qorait d'Ibn Qotaibah ne peut donc pas étre l'ancètre de Bent el khass. Du reste cette désignation d'Iyàdyah a-t-elle quelque valeur ? Je ne le crois pas , et les auteurs arabes semblent avoir partager cette opinion , car quelques uns font de Bent el khass une Amaliqua ; issue des débris du peuple de « Ad » Mais en orient , comme en occident les traits caractéristiques de sa légende sont identiques et les maximes en prose rimée qu'on lui attribue ont le meme cachet . Elle est appelée à donner son avis sur les chevaux , les chameaux , le mariage , et ses sentences ont le mème caractere de simplicité du fonds et de recherche de la forme. On lui demanda : quel est l'homme que tu préfères ? Elle répondit : L'homme facile et généreux , bienfaisant et illustre , habile et intélligent , le seigneur redouté - Ya t-il quelqu'un qui surpasse celui là ? - Oui l'homme svelte et mince , fier et élégant , bienfaisant et prodigue , qu'on craint et qui ne craint pas . - Et quel est l'homme le plus haissable à ton avis ? - L'homme lourd et endormi , qui se décharge des affaires sur les autres , indifférent , faible de poitrine , vil et blamable - Et y a-t-il quelqu'un de pire ? - Oui , le sot , le querelleur , négligant et négligé , qui n'est ni craint ni obéi - On lui demanda encore : quelle est la femme la plus préférable ? - Celle qui est blanche et qui est parfumée - Et celle qui déplait le plus ? - Celle qui se tait si on veut la faire parler et qui parle si on veut la faire taire Un homme alla trouver Bent el khass pour la consulter sur la femme qu'il devait épouser - Cherche la brune et belle de visage , lui dit-elle , dans une famille brave ou noble ou dans une famille puissante - Il ajouta : tu n'as laissé de côté aucune sorte de femme ? - Si fait , j'ai laissé de côté la pire de toutes : la noirade toujours malade , aux menstues prolongées , querelleuses On demanda à Bent el khass : quelle est la femme la plus méritante ? - Elle répondit celle qui demeure dans sa cour , qui remplit les vases , qui mélanged'eaule lait qui est dans l'outre - Quelle est la femme la plus méprisable ? - Celle qui soulève la poussière en marchant , qui a une voix aigue en parlant qui porte une fille dans ses bras , qui est suivie d'une autre et qui est enceinte d'un troisième _ Quel est le jeune homme préférable ? - Le jeune homme aux longues jambes et au long cou , qui a grandi sans malice - Et quel est le plus méprisable ? - Celui qui a le cou enfoncé , les bras courts , le ventre énorme , qui est couvert de poussière , qui a des vetements déchirés , obeit à sa mère et se révolte contre son père son oncle paternel. Comme dans les traditions du Sahara , elle est consultée pour l'achat d'animaux domestiques. Son père , voulant acheter un étalon pour son troupeau de chamelles , lui dit : « Indiques moi comment je dois l'acheter . » Elle répondit : « Achète-le avec le bas de la joue marquée , les joues douces , les yeux enfoncés , le cou épais , le milieu du corps développé , tres haut , tres généreux , qui regimbe quand il est frappé du bâton et allonge la tête quand il est chargé entierement. Les chameaux paraissent avoir eu sa prédillection , ce qui n'a rien d'étonnant chez les nomades , si on en juge par les réponses qu'on lui attribue : « Quelle est la chamelle la plus vive ? - C'est celle qui mange tout en marchant et dont les yeux sont brillants comme ceux d'un fiévreux - Et quelle est celle qui a moins de valeur ? - Celle qui est prompte à aller au paturage de bonne heure et qui ne donne que peu de lait le matin. - Quel est le meilleur des chameaux ? - C'est l'étalon au corps énorme , robuste , habitué aux voyages , vigoureux . - Quel est le chameau de moindre valeur ? - C'est celui qui est court de taille et qui a une bosse aussi petite que le dos d'une autruche . El khass demanda à sa fille : « Est-ce que le chameau de moins de cinq ans féconde la femelle ? - Non et il ne laisse rien . - Et le chameau dans sa sixième année , la féconde t'-il ? - Oui dit-elle , mais sa fécondité est lente . - Et celui qui a perdu deux incisives ? - Oui dit-elle et de la largeur d'une coudée . - Et celuià qui pousse sa première dent de devant ? - Oui mais il est sans force Un jour elle dit à son pere : « une telle éprouve les douleurs de la parturition , en parlant d'une chamelle de son père. » - Qui t'en a informée ? Elle a un tréssaillement dans les os de l'uterus , son regard est vif et elle marche en écartant les jambes. - Ma fille elle va mettre bas . - Quel cheval préferes-tu ? lui demanda t-on - Celui qui a un toupet , qui est bien soigné , robuste , de forte encolure , solide , ardent vigoureux et rapide . On lui demanda : « Que dis-tu de cent chèvres ? - Elle répondit : c'est un petit bien derrière lequel s'attache la pauvreté , richesse de faible , gagne pain de miusérable. - Et cent brebis ? - C4est une ville sans défense . - Et cent chameaux ? - C'est l'orgueil de qui les possède et il ne s'en contente pas - Et cent anesses ? - Eloignées la nuit , honte de la réunion ; elles n'ont pas de lait qu'on puisse traire , pas de laine qu'on puisse tondre , si on attache leur mâle , il est interdit : si on le lache il s'en retourne. On lui attribue aussi une réponse un peu différente au sujet de la valeur des différents biens . Son pere lui demanda : Quelle est la meilleur richesse ? - Des palmiers solidement plantés dans les térrains humides , qui nourissent en temps de disette. Et quoi encore ? - Des brebis à l'abri de l'épizotie qui te fournissent des agneaux , que tu trais plusieures fois par jour et te donnent des toisons ; je ne connais pas de richesses comme celle là - Et les chameaux ? - Ce sont les montures des guérriers , le Rachat du sang versé , le douaire des femmes - Quel est l'homme le meilleur ? - Le plus visité comme les collines d'un pays sont les plus foulées des pieds . - Qui est-il ? - C'est celui à qui on demande et qui ne demande pas , qui donne l'hospitalité et ne la reçoit pas , qui rétablit la paix et à qui on ne l'impose pas - Quel est le pire des hommes ? - L'imberbe bavard qui tient un petit fouet et qui dit : Retenez moi de l'ésclave des benou un tel , car je le tuerai ou il me tuera. - Et quel est la meilleure des femmes ? - C'est celle qui a un fils dans son sein , qui en pousse un autre devant elle , qui en porte un troisième dans ses bras , tandis qu'un quatrième marche derriere elle . On lui demanda un jour : Qu'y a-t-il de mieux ? - Le nuage du matin qui suit le nuage de la nuit sur une terre élevée. On lui attribue aussi un grand nombre de dictons en prose rimée , entre autres ceux-ci qui sont devenus proverbes : Le pire des loups est le loup du « ghadha » ( arbuste épineus ) , le pire des serpents est celui d'un sol aride , la plus rapide des gazelles est celle qui pait la h'allabah , le plus fort des hommes est celui qui est mince , la plus belle des femmes est celle qui a des formes potelées et le visage ovale ; la plus laide est celle qui est renfrognée et sèche ; la plus vorace des montures est celle qui allaite , le meilleur morceau de viande est celui qui est près de l'os ; le plus dur des endroits pour la marche est celui où les cailloux sont sur les rochers , les pires des troupeaux sont ceux qu'on ne peut donner en aumone ni égorger ( comme les ânes ) ; la meilleure des richesses est une jument soumise ou une série de palmiers fécondés. On lui demanda : quel est le nuage que tu préfères ? - Celui dont le bord retombe comme une frange , qui verse la pluie à torrents , énorme , sillonné d'éclairs , bruyant et qui envahit tout . - Quel est l'homme le plus important à tes yeux ? - Celui dont j'ai besoin Elle aurait eu aussi , suivant certaines traditions , l'habitude de poser des énigmes à ceux qu'elle rencontrait , c'est ainsi qu'Ibn nobata , dans son commentaire de l'épitre d'Ibn Zeydoun lui attribue la série d'énigmes que , d'après Hariri une djinnah ( comme la sphynge des grecs ) proposait aux passants . . . Rubrique mise à jour le 26 Mai 2008





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LA CITADELLE VUE AVEC MON APPAREIL PHOTOS
1. nini Le 03/01/2008 à 11:07
2. dahmani Le 20/01/2008 à 00:37
3. dahmani Le 20/01/2008 à 23:38
4. emigree Le 08/02/2008 à 09:28
5. Khatir . N Le 29/06/2008 à 19:54
6. sayad Le 20/07/2008 à 03:13